• Jumelage AVEM / AGROPROV
    Les actions 2010-2013 

    Envoyer à un ami

    Objectifs

    Le troisième volet de l'opération, de 2010 à 2013, visant toujours à une amélioration maîtrisée des volumes de production et au renforcement de l'organisation collective des producteurs, consiste à étudier l'introduction du tracteur et à en assurer la mise en place tout en consolidant les acquis des phases précédentes. Il s'agit :

    • d'analyser des expériences similaires dans d'autres pays africains, notamment au Bénin ;
    • d'identifier précisément les verrous techniques qui bloquent l'accroissement de la production ;
    • de proposer un modèle de mécanisation adapté aux conditions locales et accessible en termes d'approvisionnement (robustesse, pièces de rechange, facilité d'entretien) et de coût ;
    • d'organiser l'utilisation collective et l'entretien du matériel ;
    • de mettre en place les formations nécessaires : chauffeur, mécanicien, comptable, responsable, animateur ;
    • d'accroître le potentiel fourrager par des essais à la ferme et l'accès à des semences et plants adaptés aux conditions locales.

    Les actions menées en 2009 et 2010 ont concerné l'animation pour l'organisation des éleveurs (fonctionnement des GUMA, suivi des remboursements des motofaucheuses aux CUMA, mise en place d'un réseau pour la production de plants fourragers) et le suivi des opérations de fauchage (préparation des parcelles, entretien du matériel, gestion des stocks de pièces de rechange), la formation (formation mécanique, formation de chauffeurs) et la communication à l'occasion des 30 ans de l'AVEM.

    Ces actions seront poursuivies en 2011 et complétées par des actions nouvelles :

    • étude des conditions et de l'impact de l'utilisation du tracteur ;
    • renforcement des liens CUMA/GUMA
    • découverte sur place du programme de mécanisation partagée mené au Bénin.

    Les actions : accompagnement et suivi de l'opération motofaucheuses

    L'animation

    Essentielle en France comme au Sénégal pour programmer les actions, organiser les interventions des éleveurs et assurer le suivi et l'évaluation de l'opération, l'animation reste la clé de voûte du jumelage : elle repose sur les vétérinaires de l'AVEM et de l'AGROPROV secondés ponctuellement par des intervenants spécialisés (chercheurs, mécaniciens, financiers, étudiants). L'expérience acquise par les éleveurs de l'AVEM en 30 années de fonctionnement a montré l'importance irremplaçable d'une animation de qualité pour assurer la transmission des savoirs et des savoir-faire, animation sans laquelle les meilleurs projets restent sans lendemain.

    Bilans de campagne

    Une mission composée de trois représentants de l'AVEM (éleveurs et vétérinaire), se rend chaque printemps à Kaolack pour établir le bilan de la campagne précédente et préparer les actions prévues. Le bilan, réalisé avec les éleveurs et le vétérinaire animateur de l'AGROPROV, Malick Ndiaye, porte principalement sur quatre points :

    • état des dix motofaucheuses, moteur et lamiers ;
    • état des stocks fourragers et stratégie de distribution ;
    • fonctionnement des GUMA et suivi des conventions CUMA / GUMA
    • suivi des parcelles plantées en cultures fourragères (andropogon gayanus) en lien avec l'ENSA de Thiès.

    Organisation des éleveurs

    Il s'agit de renforcer l'organisation collective des éleveurs sénégalais à travers les actions menées:

    • fonctionnement des GUMA : aide à la création et au fonctionnement, articulation avec les instances locales de développement, CLCOP (cadre local de concertation des organisations de producteurs), CRCR (cadre régional de concertation rurale), CNCR (cadre national de concertation rurale), ASPRODEB (association pour la promotion du développement par la base) ;
    • poursuite de la diffusion des parcelles d'essai d'andropogon gayanus et suivi des essais de fauche, en partenariat avec l'ENSA de Thiès et l'ANCAR : organisation des éleveurs pour la production et la diffusion de semences fourragères pour améliorer le stock fourrager.

    Suivi de la fauche

    Pour que l'opération de fauche se déroule dans de bonnes conditions, il est indispensable de vérifier au préalable un certain nombre de points :

    • le bon état des parcelles de fauche avec enlèvement ou signalisation des souches pour éviter les casses de lamiers des motofaucheuses ;
    • la présence du petit matériel de réparation (sections, huile) et du carnet d'entretien avec chaque machine, indispensables pour repérer les points faibles du matériel et y remédier ;
    • en cas de panne, l'intervention du mécanicien formé, surtout pour un problème de moteur ou de boîte de vitesse, et faire fonctionner les garanties si besoin ;
    • l'état du stock de pièces détachées, dont un inventaire est réalisé avec le mécanicien ; faire le lien avec le fournisseur si besoin.

    Relation CUMA/GUMA

    Elle porte sur les points suivants :

    • l'accompagnement dans la gestion du parc de matériel,
    • le suivi du remboursement des annuités,
    • un travail sur la notion d'amortissement et l'aide à la décision de renouvellement de la motofaucheuse,
    • la consolidation des apports des CUMA en système de crédit solidaire.

    Les formations

    Formation mécanique et formation des chauffeurs
    Il s'agit de finaliser la formation des huit chauffeurs et des quatre mécaniciens pour qu'ils deviennent autonomes dans l'entretien des motofaucheuses. C'est l'objet de la mission composée d'éleveurs et d'un mécanicien qui part à Kaolack avant le démarrage de la campagne de fauche, afin de vérifier l'état du parc de motofaucheuses, de réparer avec les chauffeurs et de prévoir les adaptations techniques nécessaires.
    La formation mécanique comprend une partie théorique (moteur essence, moteur diesel, lamier, entretien journalier, sécurité d'utilisation) et une partie pratique (dépannage, réglages, règles de sécurité). Cf. programme détaillé joint.

    Formation plants fourragers

    Une douzaine d'éleveurs sénégalais sont formés à la culture de l'andropogon gayanus produit dans la pépinière de Gossas, avec l'appui de l'ENSA de Thiès : préparation du sol, plantation, suivi de culture, fauchage et séchage, mesure de la qualité du foin.

    Utilisation du tracteur

    Une étude sur l'utilisation du tracteur, réalisée par un étudiant en master à l'Institut des Régions Chaudes de Montpellier précise les attentes des éleveurs sénégalais et vérifier l'adaptabilité de la zone à l'introduction du tracteur, définir les enjeux et identifier les contraintes foncières. Le stagiaire est encadré par l'équipe des vétérinaires et l'étude est pilotée par un comité composé d'éleveurs et de chercheurs d'instituts français et sénégalais.

    Cette étude réalisée au printemps 2012 servira de guide à l'opération : identification des verrous techniques à dépasser, définition du pack matériel nécessaire, étude de la fiabilité et de l'accès au matériel et aux pièces de rechange, conditions d'utilisation, analyse d'impact sur les conditions socio-économiques locales, actions complémentaires à mener en termes de formations (mécanique, dynamique de groupe, comptabilité, accès au financement bancaire) et d'amélioration de la production fourragère (semences et plants).

    Visite d'expériences

    Après échange avec la Fédération régionale des CUMA d'Aquitaine, qui a réalisé une opération similaire au Bénin (programme de mécanisation partagée, à l'initiative de la FDCUMA Dordogne), le jumelage a retenu le principe d'une visite au Bénin d'une délégation de paysans sénégalais et français pour tirer de l'expérience béninoise les enseignements utiles à l'opération prévue dans le bassin de Kaolack. Deux représentants des GUMA de Diokoule, Kathiote, Ndienné, Guinguinéo et Gossas, accompagnés de 10 représentants des CUMA françaises et des animateurs de l'AVEM, se rendront au Nord-Bénin en 2012 pour étudier concrètement le programme de mécanisation partagée.

    Aider les agriculteurs à s'équiper de matériels simples et adaptés à leur contexte

    L'organisation mise en place pour l'opération motofaucheuses permet d'envisager aujourd'hui, moyennant un renforcement et quelques précautions, l'introduction du tracteur sur la zone d'intervention. L'expérience acquise en 8 ans d'utilisation des motofaucheuses, que ce soit pour la préparation des parcelles, l'utilisation et l'entretien du matériel (planning, révisions régulières, réparations), le fonctionnement en groupe (bureau de GUMA qui fonctionnent, réunions régulières, assemblées générales), le financement (collecte des annuités, approche des questions d'amortissement, partenariat avec les banques pour l'épargne et le crédit), constitue un atout appréciable pour la gestion en GUMA du tracteur.

    L'expérience acquise au cours des 10 années de jumelage montre que pour valoriser cet atout, un certain nombre de précautions doivent être prises :

    • procéder à une introduction progressive, un premier tracteur en 2012, un deuxième en 2013, avant d'élargir à l'ensemble de la zone, tout en poursuivant l'opération motofaucheuse sur les autres GUMA non équipés en tracteur pour éviter la perte des acquis ;
    • renforcer l'appui des CUMA à l'opération en mobilisant plus largement les compétences et les moyens du réseau ;
    • mesurer le risque financier, le mutualiser et le sécuriser ;
    • mettre rapidement en place les formations de chauffeur machiniste et de responsable animateur de GUMA ;
    • définir et mettre en place une série d'indicateurs simples et adaptés à la situation locale pour mesurer régulièrement l'avancement de l'opération et son impact sur les conditions de vie et de travail, ainsi que sur les revenus des paysans sénégalais.
    A télécharger : jumelage_avem_agropov_2011.pdf

    • Chargement du tracteur dans le container
      Chargement du tracteur dans le container
      Chargement du tracteur dans le container
    • du matériel également
      du matériel également
      du matériel également
    • Prêts pour le départ !
      Prêts pour le départ !
      Prêts pour le départ !
    • Attaque du loup

    • En cas d'attaque du loup

      RECOUVRIR les brebis (bâche, etc... vis à vis des vautours) après avoir pris des photos des bêtes tuées ou blessées ainsi que les morsures.


      POUR L'AVEYRON, APPELER :
      1) la gendarmerie
      de la Cavalerie : le référent loup, M. Perrier 05 65 62 70 01

      2) Les gardes de l'ONCFS :
      M. Auger            06 27 02 58 41
      M. Caylus           06 27 02 58 93
      M. Cazabonne    06 27 02 58 95
      M. Minici            06 27 02 58 94
      M. Penguet        06 43 21 67 51
      M. Tourniet        06 25 03 21 20

      3) Le TAM-TAM info attaque instantanée :
      Frédéric Goujon (éleveur) 06 75 06 83 05

      4) Un autre éleveur(se) pour ne pas être isolé(e) dans les démarches de constat.
      Le constat initial conditionne toute la suite. Bien lire soi-même les questions et les réponses inscrites

      POUR LA LOZERE, APPELER :
      L'ONCFS : 04 66 65 16 16


      POUR L'HERAULT, APPELER :

      Le garde de l'ONCFS :
      M. Arnaud       06 83 61 16 45

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